Participation Albums

2014 Serge Adam – Up to 1970
Quoi de neuf docteur DOC 078

Vinyl enregistré en concert le 13 avril 2012
@ théâtre Pôle Sud Strasbourg
quoi de neuf docteur

Serge Adam : composition, trompette, Pierre de Bethmann : Fender Rhodes, Benoît Delbecq : claviers, électronique,
Benjamin Henocq : batterie, Christelle Séry :  guitare électrique, Zaf Zapha : basse électrique
Romuald Tual : beat machine, électronique

 

Presse :

Comme l’indique explicitement son titre, ce projet a l’ambition de ressusciter le courant musical d’une époque, en l’occurrence cette fusion électrique de jazz, de rock et de R&B que Miles Davis concrétisa à partir de 1970 par ses albums Bitches Brew, Jack Johnson et On The Corner. Dans ce but, le trompettiste Serge Adam a réuni autour de lui un septet efficace incluant Pierre de Bethmann au Fender Rhodes, Benoît Delbecq aux claviers et Benjamin Henocq à la batterie. Conscient qu’il ne suffirait pas pour s’imposer aujourd’hui de reproduire fidèlement une musique datée quoique désormais intemporelle, Adam y a injecté une bonne dose d’électronique tout en l’habillant d’une imagerie vidéo traitée en temps réel.
En concert, cet aspect visuel procure une ambiance de happening et accentue le côté psyché d’un spectacle qui, si l’on en juge par les vidéos, renvoie autant aux Mothers of Invention qu’à Miles Davis. Certes cette musique n’est plus aussi provocatrice qu’elle l’était au début des seventies mais quand elle est jouée avec la férocité et la passion requises (comme c’est le cas ici), les affamés de groove ressentent à nouveau des frissons dans l’échine.
Quatre titres seulement sont au répertoire et tous sont des pièces ouvertes propices aux improvisations débridées, avec la trompette du leader en tête de proue louvoyant au-dessus des claviers brûlants sur une rythmique entêtante. Mission : mettre le feu aux poudres et, tel une machine de Tesla, zébrer l’air de nervures électriques.
Au cours de la dernière décennie, le projet Yo Miles de Henry Kaiser et Wadada Leo Smith a montré que les musiques intenses du Miles électrique laissaient beaucoup d’espace pour de nouvelles explorations et ce collectif le confirme : on n’en a pas encore fini avec ce système sonique inventé il y a plus de quarante ans et trop vite relégué aux oubliettes. Finalement, la seule critique que l’on fera à ce disque est de ne pas avoir confié la pochette à un Abdul Mati Klarwein local. Quitte à assumer un héritage, valait autant le faire jusqu’au bout !
dragonjazz.com

1970 cette même année, la rock-music et ses dérivés ont électrisé l’Île de Wight peu après la « rupture » des Beatles. Parmi les Hits du moment : Sly & The Family Stone ou The Jackson 5. À l’automne disparaissaient Jimi Hendrix puis Janis Joplin…
Ouverture chaotique d’une décennie restée légendaire sur le plan artistique. Serge Adam revient sur cette année avec le support de l’époque (30 cm vinyle) et les moyens d’un aujourd’hui devenu numérique (son, vidéo). En quatre longues plages, il revisite les modes de jeu des groupes des seventies naissantes et, inévitablement, de « l’electric band » de Miles Davis. Moderne nostalgie et parti-pris réussi capté en live !
culturejazz.fr

2008 Electro Minimalism
Cézame CEZ 4059

Compilé par Christian Zanési

Si la musique électronique a rarement les honneurs des médias, si ses artistes et son histoire sont encore méconnus du grand public, elle n’en est aujourd’hui pas moins présente, sinon omniprésente. Sans jamais crier son nom ou ses origines, elle s’infiltre dans de nombreux domaines de la culture et de l’audiovisuel (…).
Si nombre de ses compositeurs fréquentent plus facilement les discothèques, les laboratoires de création ou les manifestations culturelles les plus avant-gardistes, leur musique parvient en effet aujourd’hui à nos oreilles par des voies discrètes et détournées. Que l’on évoque ainsi Les Experts, série à succès de TF1 qui fait régulièrement appel à des artistes underground, le cinéma d’auteur de Gus Van Sant ou les nombreux génériques d’émissions de Radio-France, ce genre musical, souvent dans sa forme la plus créative, s’est définitivement installée dans notre paysage sonore et visuel.
Christian Zanési (…) passeur idéal et reconnu entre la tradition de la musique concrète et la nouvelle vague numérique, compose ici quelques pièces en solo, mais surtout invite toute une nouvelle génération à se prêter à cet exercice ambitieux de l’illustration sonore et de la musique pour l’image, collaborant même avec certains d’entre eux.
Jean-Yves Leloup

   

2005 Natural Journeys vol.1
Koka media KOK 2279 Cd

Essential Soundtrack for People and Journeys, Places and Landscapes

Documentary, Nature/Pastoral/Wildlife, Science/Space/Technology

 

2003 Around 3 gardens
Diaphonic DIA 070 Cd

Composition collective et intuitive entre musique & vidéo temps réel

Serge Adam : trompette + électronique, Marc Chalosse : claviers + sampleurs, Gilles Cornado : guitare + électronique, Benoît Delbecq : claviers + sampleurs + bass & drum station (acoustic drums samples from «beat break shop» par Steve Argüelles (push), ro3 : sampleurs + laptop, Djengo Hartlap : quadriphonie – mastering,
Eric Vernhes : vidéo + électroacoustique.

Enregistré live, concerts des 11, 12, 13, 14 décembre 2002 aux voûtes à paris (sauf index 4 «green channels» : concert du 4 octobre 2003 à l’échangeur, bagnolet) et mixé à paris par Djengo Hartlap. Une création collective et interactive entre matière sonore et visuelle, faisant intervenir le numérique pour le traitement en temps réel du son, de l’image et de la diffusion dans l’espace.
Ces éléments sont la trame d’une composition qui se construit au fur et à mesure, les phrases des improvisateurs, le traitement et les événements vidéo s’interrogeant à tour de rôle. Dans ces phrasés musicaux, l’image tient réellement la place d’un instrument et propose au spectateur des éléments de construction narrative. La composition intervient au niveau des transformations de timbres mais aussi des modules rythmiques et des séquences d’objets sonores. Ici, pas de «séquences», de «beat» préparés où l’on se pose, mais de «samples» originaux déclenchés dans l’action du concert pour nourrir la matière en construction.

2003 Pascal Contet – Electrosolo
Signature #11012 Cd

Comme le souffle, comme l’air, léger, dense, indispensable, l’accordéon de Pascal Contet invente, comme une allitération, un espace ténu et tenu.
T’es nu ?
C’est justement à une sorte de nudité qu’il nous convie, nous poussant à quitter l’espace ordonné des écoles et des styles musicaux, afin d’approcher l’accordéon ou plutôt l’accord des sons comme on s’agrippe à une embarcation imaginaire, paré pour un voyage contrasté et doux.

Des phrases simples mais aussi pleines de virtuosités ; un son instrumental à la fois minimaliste et grandiose ; une technique jamais tapageuse et qui s’applique en permanence à se faire oublier; Pascal Contet ne joue ni du piano à bretelle, ni de celui du pauvre, mais d’un instrument qui grâce a des transformations électroniques finement gérées, devient, tantôt une trame électroacoustique riche et dense mais aussi parfois une percussion légère qui semble sortir du soufflet et des touches, tant la fusion est évidente.
Parfois c’est presque du silence habité par des zébrures infimes et par de petits crépitements exhalés à peine qui oscillent entre la note reconnaissable et le son transformé. Parfois c’est soudain l’orage et la colère, où le souffle associé aux miracles de la fée Électricité engendrent une musique sauvage et dense pleine de «bruits et de fureurs». Et toujours cependant, pour ponctuer l’espace, on retrouve aussitôt le son plein et limpide de la note nue du début.

Dans le registre de l’accordéon, instrument que nous croyions connaître tant il fait partie de notre culture, nous n’avions pas eu jusque-là, la chance de découvrir cet univers parallèle, cette autre dimension à la fois reconnaissable et inouïe, grave et ludique, exigeante et colorée. Pascal Contet synthétise parfaitement l’idée d’une modernité accessible, riche d’invention et qui, tout en ne rompant pas le fil qui le relie à l’histoire de son instrument, nous en impose une nouvelle approche magique, composée et imaginative, comme le souffle, comme l’air; léger, dense, indispensable.
Considéré par la critique internationale comme l’un des principaux acteurs du renouveau de l’accordéon en France, Pascal Contet se fait non seulement le charpentier d’un nouveau répertoire (entre autres Ballif, Bussotti, Cavanna, Drouet, Fénelon, Globokar, Rebotier) mais aussi le briseur de frontières artistiques, ce qui lui permet d’aborder les musiques improvisées et théâtralisées (Jean-Pierre Drouet, Andy Emler, Vinko Globokar, Jacques Rebotier), de participer à des productions chorégraphiques (Stéphanie Aubin, Jean-Claude Gallotta, Angelin Preljocaj, Loic Tousé et Emmanuelle Huyhn). Invité des ensembles et des orchestres symphoniques, il a joué sous la direction de chefs comme Pierre Boulez, Diego Masson, Pascal Rophé ou Philippe Nahon.
David Jisse